Témoignages

Céline, prof de FLE au Kenya

Céline a 23 ans, elle vient d’Aix en Provence et vit actuellement à Nairobi (Kenya) où elle enseigne le français. J’espère que vous trouverez son expérience aussi passionnante que moi ! (Témoignage d’août 2022)

Quelles études as-tu faites ?

J’ai commencé par intégré l’Institut d’Études Politiques d’Aix, j’ai fait 4 ans jusqu’à mon Master 1, puis j’ai décidé de faire une césure entre mon Master 1 et 2.

Pourquoi as-tu eu envie de partir au Kenya ?

J’ai fait une demande auprès de France Éducation International pour être assistante de langue française, et je voulais partir en Afrique, c’était ma seule certitude, mais peu importait le pays. Ils proposaient 2 pays seulement, l’Égypte et le Kenya (auxquels s’est ajouté le Rwanda cette année), et étant déjà partie en Égypte pendant mes études, j’ai opté pour la nouveauté !

Comment as-tu fait pour être assistante au Kenya ?

Je connaissais déjà le principe de France Éducation International (FEI), je me suis rendue sur leur site et ai fait ma demande directement, toute la procédure d’inscription est électronique. J’ai téléchargé toutes les pièces demandées (à voir selon les fiches pays), puis je me suis entretenue avec un professeur qui a évalué mon niveau d’anglais, et dont l’appréciation a été incluse dans mon inscription. Puis la réponse est arrivée environ 3 mois après de la part de FEI.

Peux-tu décrire ton expérience d’assistante de français ?

J’ai été assistante de langue à l’Université de Nairobi, j’avais 3 groupes d’environ 10 à 15 personnes (des étudiants mais aussi des membres du personnel de l’Université). Malheureusement quand je suis arrivée, tous les cours n’avaient pas repris en présentiel donc je faisais les cours entièrement en ligne, mais cela a très bien fonctionné.

Que fais-tu maintenant ?

Aujourd’hui j’ai trouvé un travail en temps qu’assistante professeure dans une école française à Nairobi, qui enseigne le programme français par le CNED.

Comment as-tu trouvé ton poste ?

J’ai trouvé mon poste actuel grâce à une amie qui m’a mise en relation avec la directrice de l’école. La communauté expatriée est assez petite à Nairobi, et les opportunités tournent plus facilement.

A quel public enseignes-tu ?

C’est une école maternelle et primaire, nous accueillons principalement des élèves francophones mais pas forcément de nationalité française. Nous n’avons pas encore un public kényan, mais c’est un de nos objectifs de nous ouvrir à ce public également.

A quoi ressemble un journée type ?

Ma journée type commence à 7h45, quand je me rends à l’école pour accueillir les premiers élèves. Nos cours commencent à 8h15. Je suis en charge de la classe de CE1, nous faisons en général les matières les plus demandeuses en concentration le matin, pour ensuite après la pause, passer à des matières plus orientées vers les projets (géographie, histoire, science) ou le sport. Un professeur de tennis et un professeur de musique viennent dans notre école pour dispenser leurs cours à nos élèves. Ma journée à l’école se termine à 15h (mais la préparation des cours prend le relais juste après!).

Quelles sont les conditions de travail ?

Mon contrat est local, c’est-à-dire qu’il est établi selon les lois kényanes. Mon salaire est mensuel (bien en dessous d’un salaire de professeur en France, mais largement suffisant au regard du coût de la vie là-bas). Le calendrier scolaire est calqué sur le calendrier français, nous avons donc les mêmes vacances qu’en France, en plus des quelques jours fériés du calendrier kényan. J’ai également droit à une assurance maladie qui couvre les soins de bases.

Si je devais citer un inconvénient, ça serait peut-être celui de ne pas cotiser en France, ni pour la Sécurité sociale, ni pour la retraite, car je ne paye aucune taxe en France, mais seulement au Kenya. Mais je sais que ce travail est temporaire donc travailler un an ou deux dans ces conditions ne me pose pas vraiment de problème.

D’après tes observations, quelles sont les caractéristiques du public apprenant kenyan ?

Mes cours se bornaient à enseigner auprès de grands débutants, c’est-à-dire un public qui n’avait jamais fait de français. La prononciation a été la partie la plus difficile au début, mais ils étaient assez bons en compréhension orale, et ce, dès les premiers cours. Nous faisions par contre peu d’expression écrite, surtout parce que l’Université m’avait demandé d’insister plutôt sur l’expression orale.

Comment est la vie à Nairobi ?

Nairobi est une grande capitale de l’Afrique de l’Est, ça bouge beaucoup, et on peut y vivre à l’occidentale sans problème si on le souhaite !

Il y a beaucoup de bars, restaurants, soirées à découvrir, et bien sûr plein d’activités en plein air (outre les safaris, je me suis mise à la randonnée et l’escalade). J’aime beaucoup cette ville justement pour la quantité d’activités à faire, qui permettent aussi de rencontrer pas mal de monde, que ce soit du milieu expatrié ou des kényans.

La ville concentre par contre beaucoup d’inégalités, car elle abrite le siège de l’ONU pour l’Afrique (avec tout un quartier d’expatriés qui y travaillent) tandis qu’à moins de 10km on trouve également le plus grand bidonville d’Afrique.

Pour plus de témoignages, vous pouvez consulter la page dédiée aux enseignants dans le monde.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.