Résistances au bilinguisme : comment les gérer ?
Alors, comment gérer les freins au bilinguisme et les résistances de la part de l’environnement extérieur à votre petit cocon douillet ? C’est la question qu’on va se poser aujourd’hui.
Les résistances au bilinguisme : comprendre les difficultés
Alors, on imagine que vous êtes dans le cas où vous essayez de mettre en place une stratégie, une méthode, tout un système pour élever votre enfant de manière bilingue. On sait déjà que c’est beaucoup de rigueur, beaucoup de détermination pour faire vivre.
Surtout si vous avez un environnement monolingue à l’extérieur de la maison, pour faire vivre ce bilinguisme, ça demande souvent un effort considérable.
Ce n’est pas quelque chose qui se fait en un claquement de doigts. Et en plus, il va falloir gérer parfois les résistances extérieures. Je vais vous donner quelques clés pour essayer de gérer ça le plus paisiblement possible.
Premier conseil : bien maîtriser le sujet du bilinguisme
La première chose que j’ai envie de vous dire, c’est vraiment de maîtriser le sujet. C’est la première façon de désamorcer un petit peu tous les remarques que vous pourrez rencontrer.
Donc ça va être de lire, ça va être de regarder des vidéos comme celle-ci par exemple.
Ou alors celle que j’ai faite sur le développement langagier bilingue ou sur le guide pour les parents qui élèvent des enfants bilingues. Ça peut être aussi lire des ouvrages, avoir des références de la recherche.
Voilà, donc se blinder un petit peu pour savoir vraiment comment ça se passe pour votre enfant.
Déconstruire les mythes sur le bilinguisme
Et vous conforter dans l’idée que vous faites les choses bien. Et aussi démanteler tous ces mythes, parce que c’est souvent des mythes auxquels vous aurez affaire chez les représentations des gens.
Donc non, pas de retard langagier, non il ne mélange pas les langues.
Voilà, donc ce genre de choses. Préparez vos réponses et soyez blindés. Ça c’est vraiment la maîtrise du sujet pour avoir un petit peu une réponse fournie ou en tout cas pas se laisser démonter.
Parce que ça peut être quand même assez déstabilisant. Vous avez une représentation négative ou quelqu’un qui vous critique sur ce que vous essayez de mettre en place. Alors que c’est quelque chose de bon pour votre enfant.
Donc essayez de vous blinder sur les avantages du bilinguisme, les mythes qui sont totalement faux. Voilà, donc tout ça.
Deuxième conseil : comprendre les intentions derrière les critiques
La deuxième chose, j’ai envie de vous dire pour essayer de gérer le conflit ou l’agacement de manière paisible.
Ça peut être essayer de voir qu’il y a souvent une intention positive derrière la personne qui émet une critique ou un jugement. C’est pas la meilleure des façons de le faire, on est d’accord. Mais essayer de voir qu’il y a une intention, essayer de comprendre.
C’est souvent qu’ils ont peur pour le développement langagier de votre enfant. Ou alors ils ont peur de ne pas pouvoir parler avec eux. C’est souvent des peurs, c’est souvent… Des fois c’est de la jalousie aussi un petit peu, ils aimeraient bien faire comme vous, mais ils s’en rendent pas capable. Ou alors ils ont peur pour votre enfant.
Comprendre les inquiétudes de l’entourage face au bilinguisme
Par exemple, la maîtresse, ça peut être qu’elle ne connait pas du tout comment ça se passe pour les enfants bilingues.
En termes de développement langagier par exemple ou autre. Et du coup, elle est mal informée et du coup elle a peur que votre enfant soit largué.
Les grands-parents par exemple, si vous parlez une langue avec l’enfant qu’ils ne comprennent pas, ils ont peut-être peur de ça.
Votre conjoint, ça peut être des peurs du style Oui mais moi quand il va me parler ou quand il me parle, des fois il mélange un peu les deux langues et je sais pas quoi faire.
Voilà. Ça peut être ce genre de positionnement.
Prendre du recul face aux critiques sur l’éducation bilingue
Bon, là c’est vous dans un premier temps. Ne pas le prendre au pied de la lettre, c’est d’être en train de me critiquer. Et c’est dire bon, il y a un intention positive.
Qu’est-ce que c’est vraiment le problème et qu’est-ce que j’en fais surtout.
Troisième conseil : choisir ses batailles et passer son chemin
Et c’est là où il y a les trois et quatrième point qui vont diverger en fonction de l’importance que vous y accordez. La première ça va être parfois de passer son chemin et de rester silencieux.
Si c’est par exemple les parents d’élèves à la sortie de l’école, que vous n’êtes pas amis avec eux et que vous savez que vous ne les ferez pas changer d’avis, écoutez, acquiescez, passez votre chemin, ne changez pas d’avis.
Voilà, basta. Vous pouvez émettre deux, trois réponses ou une ligne assez concise ou disons tu penses que tu veux, moi je sais que la recherche dit ça et c’est ce que je veux pour mon enfant.
Basta. On va pas tergiverser pendant 150 ans.
Quatrième conseil : dialoguer avec les personnes importantes
Par contre si c’est des personnes comme la maîtresse, la famille, le docteur, il va falloir un petit peu avoir la discussion, the talk.
Et là, la première chose c’est de se comprendre. C’est-à-dire de vous bien expliquer votre projet, pourquoi vous avez envie de le faire, pourquoi vous pensez que c’est important, à quel point vous êtes renseigné.
Montrer que vous maîtrisez votre sujet, que c’est réfléchi, que vous savez pourquoi vous le faites, que c’est quelque chose de bien pour votre enfant.
Expliquer son projet et comprendre les inquiétudes de l’entourage
Essayer de comprendre en face pourquoi l’autre, il essaie de vous casser tous vos trucs, pourquoi est-ce que, qu’est-ce qu’il en pense.
Essayer d’identifier l’origine de ses peurs, sa malinformation, est-ce que c’est, il a peur de la relation qu’il va avoir avec l’enfant, est-ce qu’il est mal informé sur quelque chose, est-ce que ça lui renvoie une image de lui qui est pas très gentille est-ce qu’il se sent inférieur, enfin voilà, qu’est-ce qu’il se passe.
Ou encore essayer d’arriver à une sorte de terrain d’entente où, en gros vous rendez ça vivable pour toute la famille, pour votre enfant, pour vous, et que ça soit quelque chose, une aventure qui reste quand même agréable pour vous et l’enfant.
Trouver un compromis pour préserver le bilinguisme de l’enfant
Parfois ça sera des compromis, parfois ça sera de juste parler, et en fonction de l’interlocuteur que vous avez en face, vous aurez multitude de possibilités, mais c’est vraiment, les personnes avec qui ça compte, il faudra parler et essayer de trouver un terrain d’entente.
Cinquième conseil : s’éloigner des personnes qui dévalorisent le bilinguisme
Là, le cinquième conseil, et le dernier, il est assez drastique, c’est passer votre chemin.
Il y a des gens, et c’est surtout du personnel soignant, j’ai remarqué, qui sont butébornés, qui ont des références qui datent de Matusalem et qui ne sont pas d’accord.
Là, j’ai envie de dire, ça ne sert à rien. Si ce n’est pas quelqu’un avec qui vous devez absolument composer, si vous pouvez en changer, sans l’antophonisme d’un docteur, peu importe, mais en gros changer.
Parce que c’est quand même parfois difficile, en plus de tout ce que je vous ai essayé de mettre en place, se sentir seule contre tous, ou toujours remise en question, c’est trop difficile parfois, et ça n’aura aucun effet positif pour vous, ni pour l’enfant.
Donc vraiment, si vous pouvez changer.
S’entourer de personnes qui valorisent le bilinguisme
Il faut vraiment faire attention à s’entourer de personnes qui ont des représentations positives sur le bilinguisme, pour que votre enfant comprenne que c’est valorisé, que c’est un atout pour lui, qu’il peut, qu’il a besoin, et que c’est un avantage que de pouvoir parler ces deux langues.
Parce que sinon ça risque aussi de le bloquer, ça risque de vous le bloquer.
Enfin bon bref, il y a plein de frustrations qui peuvent apparaître, c’est pas du tout ce que vous voulez. Donc essayez de vous entourer au maximum de personnes bienveillantes, qui voient le bilinguisme comme un cadeau extraordinaire, je sais.
Donc si il y avait des personnes qui ne sont pas dans ce mood-là, et que vous pouvez vous en séparer, do it.
Conclusion : comment gérer les résistances au bilinguisme ?
Voilà, donc c’est 5 conseils que je peux vous donner pour essayer de faire barrage à ces résistances et ces représentations négatives sur le bilinguisme.
Moi je vous dis merci, n’hésitez pas à, si vous avez des témoignages ou des styles de phrases ou de remarques qu’on vous fait sur votre éducation bilingue, n’hésitez pas à les partager.
On sera très ravis, on sera vraiment ravis de lire ce qu’il se passe et comment surtout y répondre.
Moi je vous dis merci et à bientôt.
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